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Modèle de convergence · v4.14 · chronologies arrêtées aux printemps arabes (2011)

Atlas comparatif
Judaïsme · Christianisme · Islam

69 indicateurs codés, 9 dimensions, 3 paires. Indices de proximité accompagnés de leur incertitude : bornes de codage, intervalles bootstrap, simulation de pondérations et exclusion de dimensions. Trois chronologies retracent l’histoire de chaque tradition, de ses origines aux printemps arabes (2011). La chronologie du judaïsme affiche désormais les sources et l’historicité H0-H4. Outil exploratoire, pas une mesure absolue.

⚠ Avant de lire les chiffres

Les indices résument des critères notés par un seul codeur, sans vérification par un second codeur indépendant. Les écarts entre paires sont du même ordre que l’incertitude estimée : consultez l’onglet Robustesse avant toute conclusion sur « la paire la plus proche ». Dans le jeu de données, survolez ou touchez les éléments i pour voir la justification de chaque note. Le symbole ◆ signale des positions minoritaires documentées, le badge 📖 fiche une fiche détaillée.

📖 Fiches détaillées : prophètes, figures et thèmes ()

Une fiche pour chaque prophète et figure de l’Atlas, pour Marie et pour l’héritage : textes de référence dans la Bible hébraïque, le Nouveau Testament et le Coran, lectures de la tradition et comparaison point par point. Chaque fiche se termine par un encadré sur un point de divergence.
Aller directement à un point de divergence :

🕰 Chronologies : des origines aux printemps arabes (2011)

Pour chaque tradition : événements, révélation et textes, interprétations, prophètes, apôtres et figures, naissance des courants. Une frise comparée montre les trois histoires côte à côte et leurs croisements.

✅ Autorisé / ⛔ Interdit

Alimentation, vêtements, rites, prière et jeûne, mariage, héritage, naissance, funérailles, conversion et éthique : ce que chaque tradition prescrit, permet ou interdit, avec les nuances entre courants et les sources.

Réseau de proximité

Épaisseur et couleur des liens = indice de convergence de la paire (pondération uniforme).

Profil radar par dimension

Indice moyen par paire sur chaque dimension (0 = divergence, 100 = convergence).
Judaïsme–ChristianismeJudaïsme–IslamChristianisme–Islam

Distribution des critères

Type de configuration observée pour chaque critère.

🕰 Chronologies des trois traditions

Chaque chronologie part des récits des origines et suit l’histoire jusqu’aux printemps arabes (2011). Les récits anciens sont datés selon la tradition (badge « trad. ») : leur historicité est discutée par les historiens. Pour les textes, les dates retenues sont en général celles de la critique historique, la datation traditionnelle étant signalée lorsqu’elle diffère. Cliquez sur 📖 pour ouvrir la fiche correspondante, sur ⇆ pour rejoindre le même thème dans une autre tradition.

🌳 Naissance des courants

Arbre simplifié des principales filiations. En pointillé et en italique : courants disparus. Les dates sont approximatives.

✅ Autorisé / ⛔ Interdit

Ce que chaque tradition prescrit, recommande, permet ou interdit : alimentation, boissons, vêtements et apparence, rites, prière, jeûne et aumône, mariage et famille, héritage, naissance, mort et funérailles, conversion, vie sociale et éthique. Position majoritaire, avec les principales nuances entre courants ; ◆ signale des groupes minoritaires. Survolez un statut pour le détail, cliquez sur 🔗 pour ouvrir le critère codé correspondant. Ce tableau est documentaire : il ne modifie pas les notes.

Comment lire ce tableau ? Les statuts résument les positions traditionnelles ou majoritaires. Ils ne signifient pas que tous les fidèles les interprètent ou les pratiquent de façon identique. Les divergences importantes entre courants, écoles juridiques et autorités religieuses sont précisées lorsque nécessaire.

Note sur les courants juifs : les mentions « autorisé » et « interdit » décrivent principalement la Halakha traditionnelle. Le judaïsme orthodoxe la considère généralement comme normative ; le judaïsme massorti/conservateur comme une référence normative susceptible d’évolution ; les courants réformés/libéraux accordent davantage de place à l’autonomie individuelle et à la réinterprétation. Les pratiques contemporaines ne sont donc pas uniformes.
Règle✡ Judaïsme✝ Christianisme☪ IslamSources

Carte thermique dimensions × paires

Survolez une cellule pour la valeur exacte. Échelle : rouge = divergence · ambre = partielle · vert = convergence.

Paire la plus proche par dimension

Lecture directe du maximum de chaque ligne.

Pondération des dimensions

Modifiez le poids accordé à chaque dimension (0 = exclue, 3 = triple). Les indices se recalculent en temps réel.

Résultat pondéré

Indices de proximité recalculés.

1 · Incertitude de codage

critères ont une note discutable (marqués ◐ dans le jeu de données). Borne basse et borne haute : on retient pour chacun la note la moins, puis la plus favorable.

2 · Intervalles bootstrap

2 000 rééchantillonnages des critères avec remise. L’intervalle à 95 % mesure la sensibilité au choix des critères. Ce n’est pas un intervalle de confiance au sens classique : les critères n’ont pas été tirés au hasard.

3 · Simulation de pondérations

2 000 tirages aléatoires de poids (entre 0 et 3) pour chaque dimension. Part des tirages où chaque paire arrive en tête.

4 · Exclusion d’une dimension

Classement recalculé en retirant chaque dimension tour à tour. Si le classement change, il dépend d’une seule dimension.

5 · Écarts entre paires

Écart bootstrap apparié. Si l’intervalle contient 0, la différence n’est pas robuste.

Verdict de robustesse

Glyphe : J–C | J–I | C–Iconvergencepartielledivergence◆ positions minoritaires📖 fiche fiche détaillée
#CritèreDimensionGlypheIndice

1 · Question et périmètre

Question : sur un ensemble défini de caractéristiques (doctrine, textes, figures, salut, au-delà, pratiques), quelles paires de traditions ont les positions les plus convergentes ?

Périmètre : positions normatives, historiques ou majoritaires : judaïsme rabbinique, christianisme trinitaire (catholique, orthodoxe, protestant historique), islam sunnite et chiite majoritaire.

Non mesuré : les croyances réelles des fidèles, les pratiques effectives, les relations historiques ou sociales entre communautés.

Critère retiré : « Langues anciennes » a été exclu : la langue d’origine des textes est un fait historique et linguistique, pas une position religieuse comparable.

Positions minoritaires (◆) : pour certains critères, des groupes minoritaires s’écartent de la position majoritaire. Elles sont documentées dans la fiche mais n’entrent pas dans la note.

Fiches détaillées (📖) : elles réunissent les textes de référence et les lectures traditionnelles d’un critère. Elles servent à vérifier le codage et ne modifient pas les notes. Les arguments polémiques y sont présentés comme tels, sans être arbitrés. Fiches disponibles : Adam, Noé, Abraham, Isaac, Ismaël, Jacob, Joseph, Moïse, Aaron, Loth, Job, David, Salomon, Élie, Jonas, Jésus, Jean le Baptiste, Muhammad et Marie, ainsi qu’une fiche thématique sur l’héritage avec un exemple chiffré. Les références bibliques suivent la numérotation usuelle ; celles du Coran, la numérotation sourate,verset de l’édition du Caire. Les textes en écriture originale (hébreu, grec, syriaque, arabe) s’affichent avec les polices installées sur l’appareil.

Conventions multilingues (v4.14) : les noms français usuels sont conservés dans les titres ; les formes hébraïques, grecques, syriaques et arabes sont données en écriture originale et en translittération de lecture. Les translittérations sont indicatives et ne prétendent pas reproduire toutes les distinctions phonétiques savantes. Les références bibliques indiquent les différences de numérotation lorsqu’elles changent le passage visé ; les références coraniques suivent sourate:verset (édition du Caire). Une citation littérale est distinguée d’une paraphrase ou d’une interprétation traditionnelle.

2 · Codage

  • 2 : convergence forte, position équivalente ou très proche ;
  • 1 : convergence partielle, même catégorie mais contenu ou statut différent ;
  • 0 : divergence, affirmation dans une tradition, rejet ou absence dans l’autre.

Justification : chaque critère est accompagné d’un détail par tradition et d’une justification de la note, consultables en info-bulle dans le jeu de données.

Notes incertaines (◐) : quand deux notes sont défendables, une note alternative est enregistrée et utilisée pour calculer les bornes.

3 · Calculs

Indice de paire : I(p) = Σₖ wₖ · sₖ(p) / ( 2 · Σₖ wₖ ) × 100 Bornes de codage : I_min, I_max en remplaçant sₖ par min / max(sₖ, s′ₖ) Bootstrap : 2 000 rééchantillonnages des critères, IC 95 % = percentiles 2,5 – 97,5 Pondérations : 2 000 tirages wₖ ~ U(0, 3), part où chaque paire est 1ʳᵉ Exclusion : classement recalculé sans chaque dimension

4 · Limites

  • Ce que l’on mesure : la « proximité religieuse » n’est pas une grandeur mesurable directement. L’indice résume un codage, rien de plus.
  • Choix des critères : ils ne sont pas un échantillon aléatoire. Ajouter des critères sur l’histoire biblique favoriserait Judaïsme–Christianisme ; sur la loi et les rites, Judaïsme–Islam.
  • Fiabilité : un seul codeur, sans mesure d’accord entre codeurs (kappa de Cohen, alpha de Krippendorff). Une étude rigoureuse demanderait au moins deux spécialistes notant indépendamment.
  • Critères liés ou redondants : Trinité, incarnation, divinité de Jésus et Fils de Dieu expriment une même divergence de fond ; « Retour de Jésus » et « Retour de Jésus à la fin », ou « Dieu miséricordieux » et « Miséricorde divine », se recoupent. Les intervalles bootstrap sont donc probablement trop étroits.
  • Échelle 0-1-2 : c’est un classement, pas une mesure. Faire la moyenne suppose que l’écart entre 0 et 1 vaut celui entre 1 et 2.
  • « Rejet » et « absence » confondus : la note 0 couvre à la fois un rejet explicite (Trinité) et une simple absence (personnage non central).
  • Poids théologique : par défaut, un point de pratique pèse autant qu’une thèse sur la nature de Dieu. Aucun jeu de poids n’est « le bon ».
  • Diversité interne : le codage décrit la position majoritaire ; les positions minoritaires (◆) ne sont documentées que pour quelques critères.
  • Neutralité : les notes n’expriment aucun jugement de valeur, de vérité ou de supériorité.

5 · Ce que l’on peut conclure, et ce que l’on ne peut pas

✔ Sur ce corpus, les trois traditions partagent un socle commun important.
✔ La paire la plus proche change selon la dimension.
✘ On ne peut pas affirmer qu’une paire est « globalement » la plus proche indépendamment des critères et des poids.
✘ Ces chiffres ne mesurent ni la proximité vécue, ni la compatibilité théologique, ni les relations entre fidèles.

6 · Vêtements, alimentation, autorisé et interdit

Deux dimensions codées : « Vêtements et apparence » (couvre-chef, pudeur, barbe, matières, tatouage…) et « Alimentation » (porc, alcool, sang, abattage rituel, lait et viande…). Les critères « Règles alimentaires » et « Porc », auparavant dans « Pratiques », y ont été déplacés. Ces critères comptent dans les indices comme les autres ; leur nombre élevé favorise mécaniquement la paire Judaïsme–Islam, qui partage un droit religieux détaillé : utilisez l'analyse de sensibilité pour en mesurer l'effet.

Onglet « Autorisé / Interdit » : un tableau documentaire, non noté, avec sept statuts (obligatoire, recommandé, autorisé, sous conditions, débattu, interdit, pas de règle). Il décrit la position majoritaire et signale les principales divergences entre courants (orthodoxes, massorti/conservateurs et réformés/libéraux, catholiques et protestants, écoles sunnites et chiites).

Mariage, famille et héritage : huit critères codés : nature du mariage, divorce, polygamie, mariage interreligieux, héritage fixé par l’Écriture, part des filles, droit d’aînesse, adoption plénière. Les règles détaillées figurent dans les thèmes « Mariage et famille » et « Héritage » de l’onglet « Autorisé / Interdit ».

Naissance, mort et conversion ; éthique et société (v4.9) : deux nouvelles dimensions (circoncision, majorité religieuse, inhumation, toilette mortuaire, crémation, deuil, conversion, prosélytisme ; intérêt, avortement, don d’organes, euthanasie, jeux d’argent). Trois critères de pratique complètent « Pratiques et vie religieuse » (aumône chiffrée, ablutions, mixité). Ces critères portent surtout sur le droit religieux et favorisent mécaniquement la paire Judaïsme–Islam ; le préréglage « Doctrine prioritaire » de l’analyse de sensibilité en réduit le poids.

7 · Chronologies

Objet : situer dans le temps les événements, la révélation et la mise par écrit des textes, les grandes interprétations, les prophètes, apôtres et figures, et la naissance des courants de chaque tradition. Les chronologies sont documentaires : elles ne modifient pas les notes.

Historicité : H0 tradition religieuse · H1 tradition à possible fond historique · H2 historicité discutée · H3 historiquement documenté · H4 très fortement attesté.

Deux types de dates : les récits des origines (Création, patriarches, Exode ; histoire sainte selon le Coran) sont présentés selon la chronologie de la tradition, avec le badge « trad. » ; leur historicité est débattue et aucune date n’est garantie. Ailleurs, les dates suivent l’histoire et, pour la rédaction des textes, la critique historique ; « v. » signale une date approximative.

Sélection : la chronologie du judaïsme est détaillée ( entrées, des origines à 2011) ; celles du christianisme ( entrées) et de l’islam ( entrées), toutes arrêtées aux printemps arabes (2011) et classées de H0 à H4, retiennent les événements qui éclairent les critères et les fiches de l’Atlas. Les arbres de courants sont simplifiés : ils montrent les filiations principales, sans prétendre décrire toutes les ramifications ni trancher les questions d’appartenance (Druzes, Ahmadiyya, mouvements de restauration).

Neutralité : les événements conflictuels sont décrits d’après les sources, en signalant les débats historiques.